Troisième poème

Je recopie ici un nouveau poème lu en classe. Mais quelle idée, quelle bizarre idée de bizarre poète, celle de mettre un Équidé sur un barbecue !…
Je ne pourrai pas tout recopier car nous avons encore pu entendre ou lire des poèmes ou des phrases de Pierre ALBERT-BIROT, Christian BACHELIN (déjà cité), Daniel BIGA, Richard BRAUTIGAN, Raymond CARVER, Jean COCTEAU, Giuseppe CONTE, Lawrence FERLINGHETTI, Federico GARCÍA LORCA, Michel GARNEAU, Jean GIONO, Victor HUGO, Jean RACINE, Jean TARDIEU (déjà cité), William Carlos WILLIAMS, etc.

ZÈBRE

Le zèbre pétulant aux ruades bizarres
Me fait l’effet d’un âne ôté vivant d’un gril
Quand le fer l’eut marqué d’ineffaçables barres
Et qui se souviendrait de ce cuisant péril.

Il a des soubresauts d’être fuyant la flamme
Et des hennissements étranges de brûlé.
Les bons anciens croyaient et de toute leur âme
Qu’on ne le domptait pas. Quel beau rêve envolé !

Le zèbre – un oublié de la faune héraldique –,
Le zèbre n’est pas plus indomptable que vous
Et moi. Sous le harnais il blanchit, tout l’indique.

Tout l’indique à présent que devenu très doux
S’acclimatant au plus rafraîchissant usage,
Le zèbre attelé traîne… un tonneau d’arrosage

Ernest d’HERVILLY (1839-1911)

partagé par Anne-Gilduine

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