Gabrielle Decazes à l’atelier !

Découvrons maintenant le travail de Gabrielle Decazes dans son atelier.
Durant sa résidence, l’artiste réalise une série de dessins et de sculptures qui seront présentées dans une exposition intitulée « La couleur tombée du ciel : la lande foudroyée ».

Partant d’une randonnée au menhir de la Butte, Gabrielle Decazees a collecté de nombreux végétaux, notamment des branches qu’elle a transformé en fusain en les brulant. Inspirée par le chapitre « La lande foudroyée » de la nouvelle « la couleur tombée du ciel », elle a imaginé des paysages brumeux et calcinés. On imagine alors que la météorite est tombée là, près du menhir et a foudroyé la lande laissant place à un paysage étrange, désertique, sans vie…comme si la météorite avait aspiré son énergie, ses lumières et ses couleurs.

Dans son travail sculptural, on peut imaginer le menhir qui semble fondre après le passage de la météorite.
Gabrielle a réalisé un travail de moulage en béton et a imaginé des empreintes à l’image du travail qu’elle a mené avec les élèves.

Partons à la découverte de ses sculptures et de ses dessins en cours de réalisation…

Une exposition à Cuguen !

À l’issue de la résidence de Gabrielle Decazes à ‘lécole de Cuguen, une exposition de l’artiste et des élèves sera présentée du 25 juin au 2 juillet à la salle Morin de Cuguen. L’inauguration de l’exposition aura lieu le vendredi 24 juin à 18h00 en présence de l’artiste, des élèves et de leurs familles.
Le titre de l’exposition est tiré de la nouvelle fantastique « La couleur tombée du ciel » de Lovecraft, le travail de l’artiste s’inspire plus particulièrement d’un chapître intitulée « la lande foudroyée ».

Cette exposition sera l’occasion de découvrir le travail personnel de l’artiste (dessins et sculptures) ainsi que les productions réalisées avec les élèves de l’école. Le travail de Gabrielle et des élèves cohabiteront dans l’espace d’exposition.

Voici ce que nous raconte l’exposition présentée…
Pour les images, il faudra patienter jusqu’à l’ouverture de l’exposition !

La couleur tombée du ciel :
La lande foudroyée

Gabrielle Decazes
& Les élèves de l’école publique de Cuguen
Exposition du 25 juin au 1er juillet 2022
Ouvert :
Les samedis (14h00-18h00) & dimanches (10h00-13h00 | 15h00-18h00)
Le jeudi (15h30-18h00)

Vernissage | Restitution de résidence le vendredi 24 juin à 18h00
Salle Morin (place du marché), 35720 Cuguen.

Concluant le premier volet d’une série de trois résidences en Bretagne romantique, l’exposition personnelle de Gabrielle Decazes propose de découvrir une nouvelle série de dessins et sculptures inspirés du menhir de la Butte – situé sur la commune de Cuguen – et de la nouvelle La couleur tombée du ciel de H. P. Lovecraft. A l’aide de fusains réalisés à partir de végétaux collectés autour de la pierre levée, l’artiste a dessiné des paysages calcinés évoquant la « lande foudroyée » de la nouvelle, faisant du menhir de la Butte le vestige d’une météorite dotée d’une aura surnaturelle capable d’annihiler la couleur.

L’exposition propose également de découvrir une série d’anthotypes et bas-reliefs réalisés dans le cadre d’une résidence d’artiste avec les élèves de l’école primaire de Cuguen.

Commissariat et production : Le Bon Accueil – REVERB
Partenaires : DSDEN 35 ; commune de Cuguen ; école primaire publique de Cuguen.
La résidence d’artiste et en milieu scolaire ainsi que l’exposition s’inscrivent dans le cadre d’une Contrat Local d’Education Artistique de trois ans (2022-2024) soutenu par la DRAC Bretagne et la Communauté de Communes Bretagne Romantique.

De faux fossiles pour la classe de CM1-2…

Les élèves de la classe de CM1/2 ont mené un travail minutieux de moulage au plâtre en réalisant des coffrages avec Gabrielle.
Au programme : randonnée au menhir et collecte de végétaux ; coffrage ; réalisation d’empreintes ; coulage du plâtre ; démoulage ; dépoussiérage ; colorisation…

Découvrez en images le travail mené par la classe-support avec l’artiste :

Après séchage, on découvre les empreintes qui se sont formées dans nos coffrages…

Et maintenant, il faut nettoyer nos moulages et chaque empreinte, frotter, gratter, balayer pour enlever le sable… Gabrielle nous propose également de mettre de la couleur sur nos moulages si on le souhaite afin d’imiter encore plus les teintes de la nature.



« La couleur tombée du ciel » de H.P Lovecraft

« La couleur tombée du ciel » est une nouvelle fantastique et de science-fiction publiée en 1927 qui raconte l’histoire d’une étrange météorite ayant foudroyé le champ d’un paysan de la petite ville d’Arkham, et serait à l’origine de phénomènes surnaturels qui altèrent les couleurs de la végétation. La présence d’une vie extraterrestre est alors suggérée par cette étrange lumière qui façonne le paysage.

Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre… Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs…

« La ferme tout entière baignait dans cette couleur mêlée, inconnue et hideuse : les arbres, les bâtiments, et même la verdure et l’herbage qui n’avaient pas complètement tourné à la fatale désintégration dans la grisaille. Les branches se tendaient toutes vers le ciel, coiffées de langues d’un feu immonde, et des ruissellements chatoyants de ce même feu monstrueux se glissaient autour des poutres de faîtage de la maison, de la grange, des appentis. C’était une scène inspirée d’une vision de Füssli, et sur tout le reste régnait cette débauche de lumineuse inconsistance, cet arc-en-ciel hors du monde et hors mesure de secret poison, qui naissait du puits – bouillonnant, palpant, enveloppant, s’étendant, scintillant, étreignant et faisant malignement des bulles dans son cosmique et inidentifiable chromatisme. »

Qui est Howard Phillips Lovecraft ?
Howard Phillips Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence (Rhode Island) et mort le 15 mars 1937 dans la même ville. C’est un écrivain américain connu pour ses récits fantastiques, d’horreur et de science-fiction.
Ses sources d’inspiration, tout comme ses créations, se réfèrent à la notion d’horreur cosmique, selon laquelle l’être humain est insignifiant à l’échelle du cosmos qui lui est profondément étranger.

Parmi les récits les plus célèbres de Howard Phillips Lovecraft, La Couleur tombée du ciel, L’Abomination de Dunwich, Le Cauchemar d’Innsmouth, Celui qui chuchotait dans les ténèbres, Dans l’abîme du temps, La Maison de la sorcière, L’Appel de Cthulhu et Les Montagnes hallucinées…


HP Locevraft, La Couleur tombée du ciel, 1927
illustration de Paul Flanders

« La couleur tombée du ciel » en bande-dessinée de Gou Tanabe (2020)

Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Que peut faire l’homme quand les forces issues des confins de l’univers s’abattent sur lui sans crier gare ?

Qu’est ce que l’anthotype ?

« l’Anthotype » a été inventé en 1842 par John Herschel, astronome et physicien anglais. C’est une technique basée sur la photo-décoloration des pigments végétaux. Une émulsion est faite de pétales de fleurs écrasées ou de toute autre plante, fruit ou légume sensible à la lumière.
Grâce à l’anthotype, les élèves de maternelle, CP/CE1-2 ont pu découvrir une technique ancienne de photographie permettant de réaliser des impressions de motifs à l’aide d’encres végétales.

La classe de PS/MS découvre l’anthotype avec Gabrielle Decazes :

La classe de CP/CE2 expérimente à leur tour l’anthotype avec Gabrielle Decazes et voici le résultat :

Que font les élèves de Cuguen avec Gabrielle Decazes ?

En mai 2022, Gabrielle Decazes a proposé des ateliers de pratiques plastiques à l’ensemble des élèves de l’école primaire de Cuguen. Elle invite les 4 classes à réaliser un travail d’empreintes et de moulages à partir de végétaux collectés aux abords du mehnir de la Butte et dans un bois à proximité de l’école.

1) L’anthotype

Dès 3 ans, les élèves expérimentent l’anthotype, une technique ancienne de photographie qui permet de réaliser des empreintes naturelles de végétaux grâce à lumière du soleil et de jus d’épinard.

Le principe ?
1. Déposer des végétaux sur une feuille de papier enduite de jus d’épinard (merci la cantine de l’école pour les kilos d’épinards conservés pour les ateliers !)

2. Déposer une vitre en plexiglas sur la feuille de papier et fixer.

3. Aller déposer son cadre dans la cour de l’école au soleil quelques heures (heureusement le beau temps était au rendez-vous lorsque Gabrielle était là !)


4. Plusieurs heures plus tard…il est temps d’enlever la vitre en plexiglas et les végétaux. Surprise : la feuille conserve l’empreinte en négatif des végétaux.

Malheureusement, l’image d’un anthotype tend à disparaître avec le temps qui passe et la lumière du jour. Afin de les conserver, il faut les maintenir dans une boite noire.
Vous pourrez en découvrir à l’occasion de l’exposition à la salle Morin de Cuguen !

2) À la manière d’un archéologue, je réalise un faux fossile…

Accompagné de Gabrielle Decazes, les élèves de maternelle, CP/CE1-2 ont réalisé des empreintes avec la technique du moulage en argile. Au programme : façonnage du support en argile, empreintes de végétaux, séchage, coloration en peinture…

La classe de CM1-2 a mené un travail plus long avec Gabrielle pour réaliser des moulages d’empreintes en plâtre avec la technique du coffrage. Afin de les initier à la technique du moulage, Gabrielle Decazes a emmené les élèves dans le bois à proximité de l’école pour réaliser des empreintes de végétaux par moulage directement sur le site.

En classe, les élèves ont préalablement préparé leur coffrage avant de couleur le plâtre et d’insérer les éléments naturels. Une fois le séchage terminé, les élèves ont pu découvrir avec bonheur leur moulage d’empreintes. À la manière d’un archéologue, ils ont dû dépoussiérer et nettoyer minutieusement chaque moulage afin de découvrir les empreintes cachées. Une fois ce travail terminé, ils ont procédé à la coloration des moulages avec des teintes naturelles, l’idée étant de créer de faux fossiles et donc d’imiter au plus près la nature !

Qu’est-ce qu’elle fabrique en Bretagne Romantique, Juliette Mézenc ?

 

Des newtopies avec les enfants de Tinténiac et Hédé

Nous partirons d’un lieu, et même plusieurs lieux, que nous définirons ensemble. Dedans mais aussi dehors pour dessinécrire, les yeux parfois fermés parfois ouverts ; vivrécrire ces lieux et progressivement les réinventer, dos au paysage ; les rêvécrire en autant de newtopies, micro-utopies hyperlocales qui prendront les formes qu’elles prendront, textes, calligrammes, vidéopoèmes, ou d’autres encore pourquoi pas.

Comme toujours en créant nous nous surprendrons pour ouvrir de nouveaux espaces en soi et au-dehors.

1 almanach

 Les Cahiers de Bassoléa – almanach pratique et poétique.

Pourquoi un almanach aujourd’hui ? Le pratique peut-il être poétique ? Le poétique peut-il être pratique ? Le pratique et le poétique coexistent-il ? S’emmêlent-ils ? Qu’est-ce qui peut pousser une autrice à écrire sur un plateau de montagne, le long d’une ligne de partage des eaux ? Est-ce qu’un lieu peut faire écrire ? Et comment se fabrique un almanach poétique avec textes, cartes topographiques et dessins réalisés les yeux fermés ?

Une lecture suivie d’une discussion sur la fabrication de cet almanach aura lieu le 3 décembre à 18h30 à la médiathèque de Tinténiac

1 récit

Chalap (titre provisoire) est une fiction écologique au sens strict puisqu’elle explore les échanges multiples, parfois invisibles, souvent hasardeux, entre des êtres vivants qui font et sont faits par leur milieu, les montagnes cévenoles.

Il s’agira de suivre le doux délire de Bassoléa, narratrice du Monologue de Bassoléa déjà paru aux Editions de l’Attente, qui continuera de creuser en Cévennes une « véranda sous terre », poste d’observation privilégié pour suivre au plus près le processus du vivant.

Des « au revoir » poétiques par visioconférence

Au vu du contexte sanitaire, la résidence avec Juliette Mézenc a été reportée à l’année 2021-2022 pour réaliser au mieux ce dispositif d’éducation artistique.

Deux visioconférences ont été organisées pour permettre à l’autrice et aux élèves de se voir une dernière fois. Ces séances étaient composées d’un temps de lecture de Juliette et d’échanges avec les élèves.

Des au revoir tout en poésie !

Crédits photos : Léna Fouré

 

Où sont les enfants ?

A partir du poème de Catherine Leblanc Où sont les enfants ?  Quelques vers écrits par les élèves de 6ème.

L’intégralité des textes sera lisible le mardi 18 décembre à l’école Henri Matisse de Bonnemain, en attendant :

Les enfants sont dans le brouillon de leur rêve.
Les enfants sont dans les dunes de sable où ils se sentent seuls.
Les enfants sont dans l’innocence, l’innocence de leur mensonge.
Les enfants sont dans le sable, celui qui défile avec le temps.

Où sont les enfants ?

Les enfants sont dans l’art. L’art de vivre et de mourir.
Les enfants sont dans nos yeux.
Les enfants sont dans une poésie où ils cherchent une porte à ouvrir.
Les enfants sont partout.
Les enfants sont perdus.
Les enfants rêvent.
Les enfants …
et toi tu es où ?