Résidence 2021-2022

Le programme :

Pour l’année scolaire 2021-2022, la Bretagne romantique accueille l’artiste plasticienne Gabrielle Decazes sur son territoire pour une résidence d’artiste à l’école primaire publique de Cuguen.

En mai 2022, l’artiste propose des ateliers de pratiques artistiques aux 4 classes de l’école, de la maternelle au CM2.  En parallèle, elle mène un travail personnel où elle réalise des œuvres graphiques et sculpturales en lien avec le projet mené avec les élèves. Les productions des élèves et les œuvres de l’artiste seront présentées dans le cadre d’une exposition à Cuguen (salle Morin) du 24 juin au 1er juillet 2022.

Prenant appui sur la nouvelle fantastique « La couleur tombée du ciel » de H.P Lovecraft et le circuit sinueux qui mène au menhir de la Butte à Cuguen, Gabrielle Decazes a imaginé une série de dessins et de sculptures qui renvoient à cette lande foudroyée par une météorite lui attribuant des pouvoirs surnaturels.

Les élèves, quant à eux, ont réalisé avec l’artiste une série d’empreintes et de moulages qui nous laissent imaginer les vestiges de cette météorite qui aurait transformé le paysage cuguennais.

Une résidence artistique qui invite les élèves et l’artiste à créer leur propre légende ;  une exposition qui laisse la part belle à l’imagination et nous projette dans un univers fantastique.


Qui est Gabrielle Decazes ?

Gabrielle decazes est une artiste plasticienne basé en Ille-et-Villaine.
Elle travaille des techniques variées (sculpture, dessin, photographie) et ses matériaux de prédilection sont le béton, le graphite et le papier. Dans son travail artistique, elle interroge les formes du paysage entre temps géologique et temps humain.
Des paysages qui n’existent pas, des paysages que l’on rêve ou que l’on devine dans les interstices de la matière. Des paysages qui flottent immobiles sous nos yeux et qui empruntent aussi bien à l’imaginaire des nuages qu’à la forme des grottes, voire même à un modeste trou creusé dans le sable… L’artiste s’intéresse aux phénomènes naturels imperceptibles à l’oeil nu.

Ce qui fait paysage devient alors archéologie, divination ou pure exploration d’un monde inhabité, un monde de formes complexes qui semblent parfois faire signe, portés par un sens crypté. Des paysages incertains souvent froids, gris, pierreux
mais toujours architecturés par une main invisible, celle de l’artiste qui compose par couches, superpositions et effets de matières l’inattendu. Apparaît alors la contradiction entre la représentation d’un phénomène naturel millénaire et sa réalisation avec des matériaux industriels et précaires.