Johnny, Jean et François-René

La poésie ne connaît pas de frontières… Dans les rues de Combourg, aujourd’hui samedi 9 décembre 2017, les chansons de [allumer le] feu Johnny Hallyday sont diffusées en boucle. Ainsi, chacun peut-il apprécier ces vers délicats :

Quand tu ne te sens plus chatte
Et que tu deviens chienne
Et qu’à l’appel du loup
Tu brises enfin tes chaînes

 Quand mon corps sur ton corps
Lourd comme un cheval mort
Ne sait pas, ne sait plus
S’il existe encore

Demain, peut-être, entendra-t-on, dans les mêmes haut-parleurs, des pages de Jean d’Ormesson déclamées par un pensionnaire de la Comédie-Française.

Mais a-t-on jamais pu prendre connaissance, à Combourg, de passages des Mémoires d’outre-tombe sonorisés dans les rues ?
C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis, que j’ai commencé à sentir la première atteinte de cet ennui que j’ai traîné toute ma vie, de cette tristesse qui a fait mon tourment et ma félicité…

Il est vrai que François-René, lui, n’avait pas les yeux bleus.

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