le poème-fleuve (5)

  • Le poème-fleuve présenté ci-dessous est le fruit d’une première coopération entre les élèves de la classe de CM2 de l’école publique de St Thual et les élèves d’une classe de sixième du collège public de Tinténiac. Le 9 décembre 2016, tous les élèves se sont retrouvés à St Thual pour une matinée de travail en binômes (CM2 / 6ème) imaginée par Lou Raoul au cours de son temps de résidence en Bretagne Romantique.

dans ce voyage

il y a
des montagnes bleues qui traversent les nuages
un avion blanc qui nous attend
des kangourous qui sautent par dessus les maisons
des astronautes qui marchent sur les étoiles
une maison à côté d’un champ de triticale
la neige mouvante qui engloutit les pieds
les renards jaunes sur les maisons
les maisons volantes au-dessus des vaches
les crêpes au ketchup, mayonnaise et moutarde
un ogre qui mange des planètes
la pluie acide qui fait fondre la terre
des abeilles qui butinent

dans ce voyage
il y a
le soleil qui brûle la galaxie
une prairie pleine de boue
de l’eau transparente
les sauts d’obstacle
des shetlands gris
un champ plein de fleurs
des box pleins de paille
l’odeur des fraises
les arbres verts aux troncs marron
les cigarettes qui brûlent les forêts
des playmobils qui envahissent les chambres
des chants de pies dans une ferme

il y a
un éléphant rose qui pèse trois cent vingt et une tonnes
un avion qui s’élève sans bruit au-dessus des nuages comme du coton
une jungle où les bananes parlent

il y a
une cabane de chasseur dans la forêt
et à côté d’un champ de pommiers rouges, verts et jaunes
le goût frais de la glace

dans ce voyage
il y a
les trous noirs qui aspirent d’autres trous noirs
la rosée du matin
un chemin bleu au printemps
des pompiers qui font du sport
des milliers de fleurs colorées
des écureuils qui imposent la dictature

dans ce voyage

il y a

des voitures qui crachent par le pot d’échappement un arc-en-ciel rouge pailleté
une ferme avec beaucoup d’animaux
un incendie que les pompiers éteignent
un vélo rouge électrique
une chouette immobile
un chat roux qui chante
un grand chemin boueux qui mène à une route de palmiers
les vacances d’été
la chaleur sur la plage
l’odeur des crêpes et des gaufres
le son des vagues
quatre bébés chats qui courent dans un champ de maïs

des tracteurs dans un champ
des pompiers en manœuvre
des ânes qui se défoulent en faisant des bonds
un champ de fleurs multicolores
un vieil immeuble abandonné avec toutes les vitres cassées
un train qui passe
des abeilles qui butinent
des vaches dans un pré
une vieille clôture
le soleil brillant
les chênes centenaires
des escargots qui rampent le long du sol

il y a

dans ce voyage

une fontaine naturelle
un champ de maïs souvent semé
le soleil qui traverse les feuilles
le chêne qui vieillit doucement
la vue sur la mer des Antilles
les grandes tortues marines
l’odeur des oiseaux du paradis
les grands dauphins au milieu de l’océan
le bleu, le jaune, le orange, le rouge, le rose, le violet, le vert
le bruit du train
le père Fouettard qui se fait fouetter par le père Noël
la neige souvent dans la montagne

dans ce voyage
il y a
que je n’aime pas les hamburgers au fromage

il y a
des camions de pompiers VTU véhicules tout usage
une belle princesse qui mange deux ogres
un gros lapin vert qui mange des lions d’or
des moissonneuses qui détruisent les bébés
un cheval rose au centre équestre
des cartes postales à envoyer
des cahiers de vacances
des balades à vélo ou à cheval
le coucher du soleil
un loup gris, maigre et fort qui est livrovore
les saisons qui donnent du bonheur à la vie
la neige, le froid, tout ça qui vient de l’hiver

dans ce voyage
il y a
le premier de l’an et la sublime odeur du repas
le bruit des sabots des chevaux sur le goudron
le chocolat chaud
les arbres dénudés
le bonnet et l’écharpe
des oiseaux qui volent toute la journée
des pique niques
des baignades
l’herbe chaude
des émotions
de la neige blanche comme du chocolat blanc
des arbres pailletés comme des couronnes

la saveur de la glace qui nous réjouit
les images des vagues qui nous émerveillent
un zèbre chiennivore imposant comme un hippopotame
ma peau bronzée sous la chaleur du soleil
le petit dauphin rose qui nageait avec moi
des cris d’enfants joyeux qui résonnent dans ma tête
une gare à côté d’une maison blanche
le pique nique les pieds dans le sable chaud
le goût du thé glacé en terrasse
l’odeur de la crème solaire sur ma peau
une fontaine à eau avec le blason du village au-dessus
un feu multicolore sur un avion qui va s’écraser

dans ce voyage
il y a
une gouttière moisie sans eau mais très longue
un chien qui aime marcher
des sensations

il y a
une petite table bleue ravagée par les insectes
un petit hamster blanc et noir qui joue dans sa roue
des souris qui courent dans la boue
des mini extincteurs vides sur un terrain de foot
des volets bleus qui cachent le jour
le petit poney blanc qui galope sur le chemin rose
des arbres tombés dans la tempête
des tracteurs qui ramassent de l’herbe
un mégaphone avec cinq grosses piles bleues
une vieille sortie de secours qui mène à une cave
une vieille maison qui a des souris partout ou des rats
des chevaux et des ânes dans un champ

dans ce voyage
il y a
plusieurs heures passées dans la voiture
la pluie qui claque sur les vitres
les match de foot

il y a
ça y est c’est l’été
les bottes de foin dans les prés
les cascades étincelantes
une maison en pierre au bord de la route
une maison aux volets rouges au bord de la route
des coquillages de toutes les couleurs sur une plage

dans ce voyage
il y a
des enfants et leurs châteaux de sable
un phoque qui tourne la tête à cent quatre-vingt degrés
des surfeurs dans les vagues
un feu de camp dans une forêt
l’odeur des saucisses grillées
le coucher du soleil orange
la nuit étoilée
les chemins humides des écluses
les centres équestres
le magnifique Monserrat
des hôtesses de l’air qui nous servent des mangues et de la purée de patates
le rhinocéros qui s’agite au printemps

il y a
un champ d’herbe
une petite coccinelle rouge
une vieille armoire toute cassée avec des vêtements tout déchirés

il y a
une cabane dans les arbres
l’odeur de l’humidité qui nous remonte au nez
la pluie qui mouille le bois de la cabane
les oiseaux qui s’éloignent de ce mauvais temps
le ciel qui s’assombrit de plus en plus
des nuages noirs qui flottent dans les airs
des passants qui marchent dans la boue
la nuit qui commence à tomber
des passants qui s’éloignent vers la ville
des enfants qui voient des arbres tomber devant eux
un bosquet dans le noir
le stade rennais plein à craquer

dans ce voyage
il y a
les gouttes de pluie silencieuses
le son mélodieux des feuilles agitées par le vent
le ruisseau qui coule entre les pierres

il y a
un éléphant qui jongle avec sa trompe
une voiture jaune qui vole
des kangourous violets en Australie
l’odeur nauséabonde des poubelles
la larme quand tu épluches un oignon
un biscuit voleur d’argent
un squelette géant vivant au Japon
un stylo qui écrit tout seul
les pulls tricotés par Mamie
un scotch qui ne colle pas
un oiseau déformé
des arbres qui changent de couleur

il y a
des kartings en été
l’odeur des sandwiches à midi
des feuilles sur la route grise
les amis et la famille pour s’amuser
les mouettes à l’horizon
les baignades à la tombée de la nuit
trois grandes forêts vertes
des bruits d’animaux au loin
des chouettes qui hululent
un chat qui miaule
le pont cassé et démoli par les vagues
des fleurs qui bougent au rythme du vent

il y a
les amis qui rigolent
le bruit de la corde à sauter
le bruit des champs à l’horizon

dans ce voyage
il y a
des nids d’oiseaux
mon chat roux et blanc qui m’accompagne
l’odeur des sablés de ma maman
la glace à la fraise à la cantine
le chant des faisans vénérés
les prairies de verdure qui aimantent les herbivores

il y a
quand tout est blanc tout disparaît
une lignée de grands sapins
les fleurs qui complètent les espaces dans la verdure

dans ce voyage
il y a
la couleur marron clair
des koalas qui mangent des feuilles noires dans un arbre très petit mais très épais
la montagne nommée le Mont Blanc qui flotte au-dessus des nuages blancs et doux
le château d’or massif
le mini golf sous le soleil
la sorcière aux cheveux de poulpes
la plage aux vagues de cinquante mètres de haut
les rochers mouillés et glissants
le sol blanc de neige
les batailles de boules de neige
l’unique cheval violet aux grandes oreilles de feu bleu
les courses de luges

il y a
le bruit des feuilles quand on les fait crisser dans nos mains
la baleine de Barcelone faite de petits carreaux de métal doré
les tulipes et les jonquilles
des balançoires
des toboggans
une maison jaune clair
la grasse matinée du dimanche
les attractions de la fête foraine
les jeux vidéo
des personnes qui parlent en japonais, en anglais, en allemand, mais aussi en espagnol
le reflet des rayons du soleil sur l’eau
deux chèvres blanches

il y a
l’odeur de la barbe à papa
les feuilles rousses qui volent avec le vent
des perroquets multicolores
le sable fin du désert
le bruit des pas sur les feuilles
la plage de Rio

des sirènes dans un monde sous marin
les belles fleurs des cerisiers
le vent glacial
les glaces qui fondent instantanément à la chaleur du soleil
le sucre et le sel
des oiseaux posés sur une botte de paille dans un champ

il y a
les routes de campagne
trois tracteurs
quatre poules rousses
des champs si colorés et uniques qui changent au fil de l’année
les pluies de feuilles de l’automne
le charme de l’automne

pour recommencer une nouvelle fois l’année

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